Billets de la catégorie "Tourisme"

Jeudi 12 octobre 2006

Gargoyles

On pourrait surnommer Oxford, la ville aux 1000 gargouilles (à défaut des clochers). En architecture, les gargouilles sont des ouvrages sculptés d'évacuation des eaux de pluie des toitures, propres à l'art roman puis surtout gothique. Elles représentent en général des figures grotesques, mais à Oxford, en plus, on trouve des figures d'homme avec des traits caricaturaux ou des animaux fantastiques. Et il semble que les maçons d'Oxford ont développé un goût particulier pour ces sculptures les conduisant à faire des gargouilles juste pour orner les édifices. C'est à dire que certaines n'ont aucune fonction d'évacuation des eaux... A tel point que dans le centre ville, vous pouvez lever la tête n'importe où et découvrir une nouvelle gargouille ! De plus, elles ont l'avantage, par rapport à celles de Notre-Dame, de pouvoir être admirées depuis la terre ferme et à l'oeil nu.

Gargouille à Oxford Gargouille à Oxford Gargouille à Oxford

La symbolique mythique des gargouilles dérive de la religion chrétienne. Le Mal étant le pire ennemi de la religion catholique, il fallait un moyen d'éloigner celui-ci des églises. Les gargouilles ont ce but appréciable de faire fuir tout esprit malin ou être démoniaque. Elles étaient donc les gardiens du Bien, et par extension des églises. Leur aspect terrifiant n'était visible en fait que pour rappeler au non-chrétien et aux ennemis de Dieu dans leur ensemble que la protection divine était déjà sur le bâtiment. La légende raconte que les gargouilles hurlaient à l'approche du Mal, qu'il soit visible (sorciers, magiciens, démons incarné) ou invisible. Mais peut être était-ce seulement le vent sifflant dans les arches des églises ?

Mercredi 11 octobre 2006

Oxford Museums

On ne peut pas dire qu'Oxford soit connue pour ces musées... et pour cause, ils peuvent se compter sur les doigts d'une main. Il y a tout d'abord le musée Ashmolean, qui le plus ancien musée plublique Britannique. Il regroupe diverses collections appartenant à l'Université (au contraire Oxford est connue pour son Université) : peintures, verres, argenteries, céramiques et art primaire. Puis, il y a le musée de l'Art Moderne dont le nom dévoile tout ! Je n'ai pas visité ces deux précédents musées par contre j'ai visité les trois suivants qui sont plutôt de petite taille (1h-2h de visites suffisent). Mais les photos ne proviennent que du Musée d'Histoire Naturelle. Ce dernier regorge de fossiles, de squelettes et d'animaux taxidermisés. Grâce à ces derniers, j'ai pu regarder un léopard droit dans les yeux (il avait un regard froid...). L'attraction principale doit être le squelette du T-rex puisqu'il trône fièrement au beau milieu du musée. Mais provenant de la même période, j'ai toujours été intrigué par les plésiosaures dont on peut voir aussi le fossile à gauche. C'étaient de gros reptiles carnivores aquatiques, mais on se demande comment il pouvait nager ? Moi, je dirais qu'il ressemble à un long serpent auquel on aurait greffé des pâtes de tortue. Certains prétendent qu'ils se sont éteints à la fin du crétacé, mais on sait tous qu'il y a une famille qui réside encore en Ecosse près le lac Ness (en anglais on l'appelle Loch Ness)... ;-)

Musée d'Histoire Naturelle d'Oxford Rhinocéros Léopard

Squelette du Plesiosaurus Evolution des squelettes Squelette du T-Rex

Ce musée a pour paticularité d'être dans les locaux de l'université, il y a d'ailleurs quelques salles de cours. Et toutes les colonnes rondes sont faites avec une pierre différente ! Sans sortir du musée, on peut entrer dans le musée de Pitt Rivers, qui est un musée d'anthropologie et d'archéologie mondiales. Il est assez petit en taille mais il y a énormément d'objets. Cela fait donc un peu fouilli et le but n'était certainement pas de faire un musée d'exposition. Les différentes collections sont réparties dans de petites armoires où il y a une partie visible et une partie dans des tiroirs qu'on peut ouvrir au gré des envies. Il faut s'appeler Indiana pour aimer... Mais pour intéresser les enfants, ils ont créé un petit jeu : on doit retrouver 10 objets très précis parmi tout ce fourbi, on part avec une feuille de papier où sont inscrits les indices et une lampe torche pour mieux voir. Original ! Enfin, le dernier musée d'Oxford est le musée de l'Histoire de la Science qui n'est pas franchement intéressant... on y voit l'évolution des ustensiles de chimie, physique, astronomie, et assimilés. Heureusement que la visite est gratuite ! D'ailleurs, c'est le cas pour tous les musées d'Oxford.

Samedi 7 octobre 2006

Colleges of Oxford University

L'université d'Oxford est la plus ancienne université anglaise et l'une des plus anciennes universités d'Europe. La date de sa fondation n'est pas connue précisément mais on sait qu'elle a en fait vraiment commencé à se développer à partir de 1167, lorsque Henri II d'Angleterre interdit aux étudiants anglais de suivre les cours de l'université de Paris. Sa soeur jumelle est l'université de Cambridge qui fut fondée par des professeurs et étudiants de l'université d'Oxford réfugiés de la peste qui régnait à Oxford à une époque pendant le Moyen âge. Depuis, elles se vouent une compétition sans faille qui se symbolise par la fameuse course d'aviron sur la Tamise tous les ans. Réputés pour être les plus sélectives du monde Anglo-Saxon, elles ne desservent aucun passe droit et ont gardés un fonctionnement complexe mais unique au monde. Elles sont articulées autour de collèges. Oxford en compte 39 dans lesquels se répartissent les 17000 étudiants. Cela n'a rien à voir avec les collèges français puisqu'ici, il s'agit plus de lieux de vie des étudiants (après le BAC) que de lieux d'éducation.

Magdalen College in Oxford Bibliothèque de Keble College in Oxford All Souls College in Oxford

En effet, chacun des 39 collèges a ses propres structures et activités. Ils se composent en général de chambres pour les étudiants en première année, d'un jardin intérieur, d'un réfectoire pour les trois repas de la journée, d'un hall de réception, d'une bibliothèque et d'une chapelle. L'office religieux n'est plus obligatoire depuis quelques années et la chapelle est maintenant ouverte à tous les cultes. Néanmoins, jusqu'en dans les années 1980 il me semble, l'office du matin était obligatoire, mais plus pour vérifier que les étudiants avaient passé la nuit dans leur chambre que pour des raisons religieuses. Les étudiants en année supérieure sont logés en général dans des maisons et immeubles du centre ville mais qui appartiennent également à l'université. Ce qui fait que l'université possède les 2/3 des habitations du centre ville... Ces collèges sont donc de grands internats mais tout confort, puisqu'on est censé y retrouver la crème de la crème. Par contre, ils ne sont pas du tout connectés à une quelconque faculté ou département. Bien au contraire, puisqu'ils essaient de varier les profils des étudiants pour que le spécialiste de la physique quantique côtoie normalement le spécialiste des langues mérovingiennes.

Chapelle de Merton College in Oxford Chapelle de Merton College in Oxford Keble College in Oxford

Mais où suivent ils leur cours alors ? L'autre particularité de l'université d'Oxford est qu'elle n'est pas établie en un lieu précis. Pas de campus, ni de grands bâtiments, non, chaque faculté a ses propres locaux qui se fondent dans le centre ville et qu'on ne distingue uniquement grâce à la plaque indiquant "Oxford University Faculty of ...". L'université d'Oxford est donc morcelé en plein de petits morceaux entre ses facultés (lieux d'enseignement) et ses collèges (lieux de vie). Chaque morceau ayant des structures propres, une histoire particulière, et un pouvoir différent... cela ne doit pas être facile de diriger cette université. Au moins en ce qui concerne la politique commune. Car étant des petites structures, elles doivent être plus réactives (si elles ont une certaine liberté de manoeuvre).

Hall de Christ Church College in Oxford Hertford College in Oxford Réfectoire de Jesus College in Oxford

On peut visiter les collèges généralement entre 14h et 17h sauf lors de réceptions ou de la rentrée universitaire. C'est ce que j'ai fait pour certains d'entre eux, cinq exactement, à savoir Christ Church (1524), Merton College (1264), Hertford College (1282), Jesus College (1571), Keble College (1870). La plupart des 39 collèges sont installés dans de beaux bâtiments anciens au coeur de la ville ancienne. Et c'est surtout le style gothique qui domine et qui a donné à la ville son surnom de cité de clochers rêveurs. Le plus ancien date de 1225 alors que le plus récent a été construit en 1979. Ils ont donc des styles différents même s'il y a un noyau dur dont les styles se ressemblent. Sur les 5 que j'ai vu, seul Keble College est différent puisqu'il est fait tout en brique rouge. De plus, sa chapelle (qui ressemble plus à une église vue sa taille) possède des bancs regardant le choeur. Alors que les autres chapelles ont des bancs qui se font face de chaque côté de la nef. Dans ces petite chapelles, il y a une atmosphère de société secrète qui surnage ou alors l'atmosphère du cercle des poètes disparus. En tout cas, les étudiants sont dans de très bonnes conditions pour étudier ! Mais on a pas accès à leur chambre évidemment mais certains bruits courent que c'est très confortable...

Vendredi 29 septembre 2006

Colored Houses in Oxford

L'architecture à Oxford est tout ce qu'il y a de plus classique de ce côté-ci de la manche. Par contre, il faut dégager deux grandes familles: d'un côté les collèges et les églises, et de l'autre les maisons d'habitations. Aujourd'hui, je vais seulement parler de la seconde catégorie. Comme il est de coutume au Royaume-Uni, il n'est pas rare de voir des rues entières (voire des quartiers) remplies de maisons totalement identiques les unes à côté des autres. On les différencie seulement par leur couleur et l'entretien du jardin... parfois aussi par la voiture qui est garée devant ;-) Le caractère le plus typique des maisons reste la fenêtre du salon qui fait une excroissance sur la façade (cf la photo pour voir ce que je veux dire... cela doit bien avoir un nom mais je ne suis pas architecte). De plus, chaque bâtiment a rarement plus de 3 ou 4 niveaux. Les pubs aussi sont très reconnaissables de l'extérieur et sont une des caractéristiques de l'architecture britannique. J'allais oublié de parler aussi de certaines maisons qui ont un niveau d'habitation au sous-sol. La seul chance d'avoir de la lumière est donc de faire un décrochement juste après le trottoir... ça doit pas être la plus jolie vue du quartier !

Maisons d'habitation à Oxford Pub à Oxford Niveau -1

Mais comme il fait souvent gris à Oxford... Non j'exagère un peu, parce que le climat m'a bien épargné depuis que je suis ici, puisque j'ai eu souvent l'occasion d'avoir un joli ciel bleu. Je ne vais pas casser le mythe non plus, il a fait parfois très gris et quelques gouttes de pluie. Mais le temps change vite donc je n'ai jamais eu l'occasion d'être trempé sur mon vélo ! Bref, comme le ciel d'Oxford est censé être souvent gris, les habitants ont mis des couleurs sur leur maison, histoire de ne pas trop déprimer ! En général, ce sont des couleurs vives histoire de la voir même par temps de brouillard ;-) D'autres ont décoré des murs de façon plus expressive et artistique... avec des tags. Mais ce genre de tags ressemble plus à de l'art puisque je les trouve tout simplement joli... rien à voir en tout cas avec la simple "signature" qui ne veut rien dire (ou juste "yo, moi aussi je suis capable de le faire"). Ces derniers tags dénaturent les murs et font sales alors que lorsqu'on voit ces jolies "fresques", j'ai plutôt tendance à dire que c'est une mise en valeur... en tout cas c'est plus joli qu'un mur tout gris, voire un peu vert avec des lichens qui commencent à se l'approprier. Et vous, qu'en pensez vous ??

Maison colorée à Oxford Maison colorée à Oxford Maison colorée à Oxford

Mercredi 27 septembre 2006

Churches in Oxford

Oxford compte un grand nombre d'églises disséminées de-ci de-là, et elle mérite donc bien son surnom de ville aux 1000 clochers... non ça c'est Prague mais en fonction de la taille des deux villes peut être que ça revient au même (?) Ce grand nombre est dû en partie au fait que chaque collège possède sa chapelle ou son église (mais ceci est une autre histoire qui viendra très bientôt). La plupart de ces églises ou cathédrales sont en excellentes conditions et mais sont d'un style différent de ce qu'on trouve en France et en Italie (du moins du style que je connais). Ici, au premier regard, certaines me faisaient penser à des chateaux forts... peut être est ce dû à leur clocher rectangulaire sans flèche qui ressemble comme deux gouttes d'eau à une tour de chateaux (cf St Mary & John church) ? De plus elles sont tout de même plus robustes, plus cossues que les églises baroques que j'avais l'occasion de cotoyer en Italie. Mais elles ont toutes leur charme et méritent un arrêt, voire une photo ;-) Certaines églises ont également un petit cimetière l'entourant, on y trouve d'anciennes pierres tombales qui sont au milieu des espaces verts. La particularité des églises à Oxford (et probablement en Angleterre) est qu'elles sont ouvertes à toutes les religions, c'est donc un lieu de culte qui peut voir les offices de toutes les religions s'y dérouler. Il y a néanmoins deux églises plus particulières: Christ church et St Mary the Virgin church.

St Mary & John church in Oxford Cowley Methodist church in Oxford St Edmund church in Oxford

Christ church : datant du XIIe siècle, elle est devenue la cathédrale du diocèse d'Oxford en 1546 sous l'influence du roi Henry VIII. A l'origine, ce n'était que l'église du prieuré de St Frideswide. D'ailleurs, le site se veut être le lieu de l'abbaye et des reliques de St Frideswide. Cette cathédrale est unique puisqu'elle est l'une des plus petites cathédrales du royaume d'Angleterre mais elle en reste suffisamment grande pour accueillir un bon nombre d'évènements médiatiques. D'autre part, elle est non seulement la cathédrale du diocèse mais aussi la chapelle du collège du même nom (christ church). Son intérieur est classique par rapport aux autres églises, cathédrales ou chapelles d'Oxford (et vraissemblablement d'Angleterre), à savoir que les bancs des convives se font face de part et d'autre de la nef. En effet, il est rare (même si ce n'est pas inexistant) de voir des bancs regardant l'autel.

Christ Church Cathedral in Oxford Christ Church Cathedral in Oxford Christ Church Cathedral in Oxford

St Mary the Virgin church : l'église principale de l'Université d'Oxford est située sur Hight Street l'une des rues principales d'Oxford. Elle est entourée des bâtiments de l'Université et des collèges dont on peut avoir une très très belle vue depuis le haut de son clocher très élancé. Il offre le meilleur point de vue possible sur tout le centre de la ville. Pour y arriver, il faut en passer par un tout petit escalier en colimasson dans lequel il est impossible de se croiser. Et à l'arrivée tout en haut, ce n'est pas mieux... il y a seulement un passage étroit pour faire le tour à l'extérieur où il est tout aussi difficile de se croiser. Cette église accueillit la toute première librairie de l'Université d'Oxford, et le bruit court que les savants s'y réunissaient déjà au XIIe siècle une fois que l'église fut construite.

St Mary the Virgin church in Oxford St Mary the Virgin church in Oxford St Mary the Virgin church in Oxford

Mardi 19 septembre 2006

University of Oxford Botanic Garden

La fin du week end s'est beaucoup mieux déroulé puisque dimanche matin je me suis réveillé avec un beau soleil et un ciel plutôt très bleu. Mon cerveau a cogité toutes les solutions possibles et en accord avec moi, je pris la décision de faire le même tour que la veille pour refaire de plus jolies photos. Mais cette fois j'allais le faire en vélo pour aller plus vite... et puis comme j'avais déjà traîné hier le nez en l'air pour repérer tout ce que je pouvais prendre en photo, ça irait plus vite ! Evidemment cela ne m'a pas occupé toute la journée mais ce fut satisfaisant.

Jardin Botanique d'Oxford Jardin Botanique d'Oxford Jardin Botanique d'Oxford

L'idée m'est donc venue d'aller au jardin botanique puisqu'il est cité comme étant à visiter... et quoi de mieux que de visiter un jardin botanique sous le soleil ? Il ne s'agit pas de n'importe quel jardin botanique... mais le jardin botanique de l'Université d'Oxford ! En outre, c'est le plus ancien jardin botanique de toute la Grande Bretagne, qui, au cours de ces 380 ans, a évolué pour atteindre un style classique mais contemporain. Un jardin botanique est en général une réserve de plantes utiles aux recherches des scientifiques... mais à Oxford ils ont porté une importance non négligeable à l'esthétique. Bon, c'est vrai aussi pour d'autres jardins botaniques mais c'est comme ça qu'ils le "vendent" leur jardin ;-) Il est donc divisé en trois grandes parties qui regroupent au total 7000 plantes. On commence par un grand espace en extérieur qui regroupe les fleurs et arbustes qui résistent au climat anglais. Une seconde partie regroupe des plantes de rocaille. Enfin, une troisième partie est répartie en plusieurs serres pour créer différents climats et différentes atmosphères (les plantes insectivores, les palmiers, les plantes arides,...).

Jardin Botanique d'Oxford Jardin Botanique d'Oxford Jardin Botanique d'Oxford Jardin Botanique d'Oxford Jardin Botanique d'Oxford Jardin Botanique d'Oxford

C'est assez agréable de s'y promener mais le tour est quand même vite fait... heureusement que j'avais mon appareil numérique avec son mode macro ! J'ai apprécié de pouvoir prendre toutes ces photos de fleurs et de plantes. En plus, un papillon m'a ouvert ses ailes pour me faire voir ses couleurs alors qu'un bourdon prenait la pose en train de butiner. Qu'est ce que vous pensez de mes photos, elles sont jolies ? Et vous avez vu ces couleurs ...

Lundi 18 septembre 2006

Unlocked Oxford's Castle

Samedi, les nuages étaient restés scotchés aux toits d'Oxford... Et le gris dans le ciel ne m'inspire pas pour faire des photos en extérieur, surtout lorsqu'il s'agit d'un gris uniforme et fade. C'était donc l'occasion de visiter le chateau d'Oxford au coeur de la ville, nouvelle "attraction" qui ouvre ses portes après 1000 de secrets. Ce site a en même temps un passé de chateau et de prison, puisqu'il fut un lieu d'incarcération depuis sa création vers 1071 jusqu'à 1996 et la fermeture de la prison HM (pour Her Majesty). Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que la visite se déroule en deux étapes: l'histoire du chateau, puis l'histoire de la prison.

Tour St Georges du Chateau d'Oxford Les vestiges du chateau résident dans la tour de St Georges qui a résisté à l'épreuve du temps depuis 1071 grâce à ses caractéristiques simpliste: des larges murs en pierre, une structure carré, pas beaucoup d'ouvertures, pas de fioritures donc... mais au moins ça résiste. Un escalier étroit et tortueux conduit ceux qui ont courage de monter ses 101 marches jusqu'à son toit pour avoir une vue sur les environs (s'arrêtant en ce qui concerne aux nuages). Deux étages sont présents pour nous faire souffler et surtout nous faire découvrir les premiers secrets (pas très jolis jolis) du chateau. Le premier consiste en une pièce unique de 4m sur 4 environs... une seule ouverture la porte ! A une époque, elle fut utilisée comme pièce d'incarcération où jusqu'à 60 hommes en même temps ont pu se retrouver avec tout ce que cela comporte de manque d'hygiène (c'est le moins qu'on le puisse dire, puisqu'on les nourissait quand on y pensait et qu'ils restaients plusieurs jours ou semaines dans cette unique pièce... je ne rentre pas dans les détails, vous m'aurez compris). Au second étage, se trouvent les deux grands contenaires en fer dans lesquels on versait de l'eau pas tout à fait claire comme de l'eau de roche... Et parfois, on ouvrait les deux robinets pour donner à boire aux prisonniers de l'étage inférieur ou pour qu'ils se lavent...

Couloir de la prison d'Oxford Une fois redescendu par le même escalier, on nous remet une GameBoy avec des écouteurs et on entre dans le bâtiment de la prison. Bon, ce n'est pas tout à fait une GameBoy mais ça y ressemble de très près... ça tient entre les mains, il y a un écran LCD et 4 boutons pour faire fonctionner cet appareil. C'est un audio-vidéo guide !! Au fure et à mesure des pièces de la prison, on voit la prison se développer, se munir à la hâte d'un quartier de haute sécurité (parce qu'on lui a confié un prisonner de ce calibre sans vérifier si le quartier HS était présent),... Là encore, des souvenirs sombres habitent ces murs. Les 17e et 18e siècles virent l'essor désordonné de la prison... les crimes passibles de la peine de mort se multipliaient, les éxecutions se succédaient sans forcément vraiment vérifier, mais l'honneur était sauf puisque les corps étaient léguer à la science pour des recherches anatomiques (hum). Mais heureusement, Daniel Harris fut nommé gouverneur de la prison et commença de nombreuses réformes pour lui donner sa forme actuelle. Les conditions de vie s'améliorèrent à l'intérieur de la prison mais pour être remplacer par un emploi du temps journalier stricte et de dure labeur. Les différents quartiers se construisent pour accueillir différents types de prisonniers. En 1996, la prison ferme ses portes et l'une de ses ailes est transformé en un hotel 5 étoiles. L'accès au chambre a gardé l'architecture de l'accès au cellule... si vous voulez passer une nuit entre quatre murs... réservez chez Malmaison.

Mercredi 30 août 2006

Vulcanologues en herbe

Cratère du Vésuve Naples est située à mi-chemin entre le Vésuve et la zone volcanique des Champs Phlégréens, c'est ce que nous allons voir aujourd'hui ! On ne peut pas manquer la silhouette du Vésuve quand on arrive à Naples puisqu'il est imposant. Sa dernière éruption en 1944 a remplacé son cône fumant par un gigantesque cratère de 300m de profondeur et de 600m de diamètre. Malgré cette éruption très proche de nous (et d'autres plus célèbres encore), quelques 600 000 personnes vivent sur les pentes du volcan ou à proximité, bravant ce danger permanent pour tirer les fruits de ces terres fertiles. Nous aussi, nous avons bravé ce danger en montant jusqu'au cratère. Mais c'est un danger très relatif en l'occurrence puisqu'il est surveillé tous les jours 24h/24 au mm près. Son accès est assez simple mais assez encadré. Une route mène jusqu'à un parking à 1017m d'altitude. De là, après s'être acquitté du droit d'aller plus loin (6 euros), un chemin de pouzzolane (comme dans les volcans d'Auvergne) nous mène en 25 minutes jusqu'au sommet du cratère à 1277m d'altitude. Le panorama qui nous est proposé est immense et grandiose malgré une petite brume de chaleur, pollution et évaporation cumulées. Un sentier permet de faire quasiment le tour du cratère ce qui permet d'avoir différents angles de vue et de profiter du panorama. Le cratère est impressionnant, à certains endroits ça descend à pic jusqu'au fond... une chose est sûre, mieux ne vaut pas tomber ! Il est temps de redescendre... on refait le chemin à l'envers pour rejoindre le parking. Mais comment faire pour rejoindre le parking me direz vous ? C'est tout simple : la voiture privée (mais pas possible pour nous cette fois-ci), les transports publics, des navettes. Ces deux derniers moyens partent d'Herculanum depuis la gare du Circumvesuviana. Les bus publics n'ont pas des horaires très adéquats puisqu'il faut rester assez longtemps au somment et car il n'y en a que quatre par jour... Les navettes sont un peu plus chères (10 euros l'aller retour) mais y vont rapidement et attendent 1h30 au parking avant de repartir (obligé de repartir avec la navette dans laquelle on est monté). Mais en 1h30, on a le temps de profiter pleinement de ce qu'il y a là haut sauf si vous voulez y pique-niquer.

Solfatara - Portes de l'Enfer à Naples Les Champs Phlégréens sont une région volcanique située à l'ouest de Naples. Le nom vient du grec et signifie « champs brûlés », ainsi les nommaient en effet les premiers colons grecs en raison de l'activité volcanique persistante de l'endroit liée au Vésuve. Les principaux sites sont Cumes, Pouzzoles, et Baia, mais on n'a pas visité Cumes car les transports en commun se sont ligués contre nous. C'est le seul moment où on a regretté de ne pas avoir de voiture car il y a plusieurs sites à voir à quelques kilomètres de distance... mais les transports en commun ne sont pas suffisants pour profiter pleinement de cette région. A Baia, nous avons visité le parc Archéologique qui présente un énorme complexe de terrasses, de nymphées, de thermes et de temple édifié du Ier au Ive siècle. De plus, il paraît qu'il y a un admirable patrimoine archéologique englouti facilement accessible avec une combinaison, un masque et des bouteilles de plongée... mais ce n'était pas pour nous. A quelques pas de Pouzzoles, on trouve la Solfatara qui est la région la plus spectaculaire des Champs Phlégréens. Elle appartient à un volcan éteint et appartenait au XIXe à un complexe thermal réputé pour ses eaux sulfureuses et ses bains de boue chaude (et beaucoup moins réputé pour son odeur d'oeuf pourri due au souffre également). C'est tout de même un site très impressionnant puisqu'on arrive dans une cuvette toute grise où rien ne pousse... qui pourrait ressembler à la lune. La chaleur du soleil est accentuée par la tiédeur du sol qui, lui, sonne creux quand on tape dessus (car la roche en dessous est désagrégée par les gaz et les vapeurs). On passe tout d'abord près d'une grande piscine naturelle où de la boue bout à 140°C et fait des petites bulles. Peu importe où on pose les yeux, on distingue des fumerolles chargées en anhydride sulfureux et qui jaunissent à leur sortie ce sol grisâtre. On finit par arriver à la « Grande Bouche » d'où jaillit la fumerolle principale. C'est du gaz à 170°C qui sort de la terre comme la vapeur d'une cocotte minute. Nous sommes aux portes de l'Enfer (selon les Anciens) et les gouttes de sueur dégoulinent sur nos tempes : grosse chaleur ou peur de la proximité du Diable ??

Lundi 28 août 2006

Pompéi ou Herculanum ?

Ancienne boulangerie à Pompéi Lequel de ces deux sites archéologiques vaut-il mieux visiter lors d'une visite dans la région de Naples ? Les tours opérateurs ont plutôt choisi Pompéi dans leur programme, mais nous, nous avons visité les deux. Lequel avons-nous préféré, demanderez-vous ? Laissez-moi d'abord vous en dire quelques mots ! Pompéi est le plus connu et le plus étendu... on peut facilement y rester une journée entière. Mais, si Herculanum est plus petit, c'est un concentré de petites merveilles, mieux conservées qu'à Pompéi. En effet, Pompéi a été recouverte des cendres brûlantes du Vésuve en éruption, alors qu'Herculanum a été recouverte d'une coulée de boue (toujours en conséquence de l'éruption de 79 ap JC), qui s'est ensuite solidifiée en une couche de 12 à 25 mètres d'épaisseur (contre 6 à Pompéi) et qui a permis la conservation des lieux jusqu'aux fouilles archéologiques (du début du XVIIIème siècles à aujourd'hui). C'est assez bizarre de se dire que la vie de villes entières s'est arrêté d'un seul coup... on peut aussi imaginer la terreur des habitants. Des corps ont été retrouvés dans les cendres et dans la boue, et les moulages qui en ont été faits nous montrent très bien les émotions des habitants pris aux pièges. Certains ont été piégés dans leur sommeil et ont été retrouvés dans leur lit, d'autres étaient en position foetal probablement dans le coin le plus sûr de leur maison, d'autres encore ont été rattrapés par la coulée de boue alors qu'ils s'enfuyaient.

Passage piétons à Pompéi Quand on visite l'un ou l'autre de ces sites, on entre dans l'intimité d'une ville romaine du 1er siècle ap JC, où tout a été figé dans la nuit du 24 au 25 août de l'an 79. On circule sur les même routes que les Romains, on peut rentrer dans leurs maisons, s'imaginer enfourner le pain dans les fours de briques ou encore prendre un verre au comptoir de la taverne ! Les visites des villas m'ont rappelé mes cours de 6ème où l'on devait replacer l'atrium, le péristyle ou le triclinium sur le plan type d'une villa romaine. Ici, on a les cours en 3D ! En parcourant les rues de la ville, on découvre aussi la vie à cette époque. Les objets retrouvés dans les villas romaines de la ville ont permis de reconstituer les corps de métiers : chirurgien, commerçant, boulanger, tavernier, etc. Quel étonnement de voir, dans certaines boutiques, ces jarres, autrefois remplies de plats préparés, incrustées dans le comptoir : l'ancêtre de la restauration rapide ! Une autre preuve qu'on n'a rien inventé, les Romains les connaissaient avant nous, ce sont les passages pour piétons : de grosses bandes de pierre sur la route permettent aux piétons de traverser en toute sécurité, et les pierres sont suffisamment espacées pour ne pas empêcher les chars de passer. On peut d'ailleurs voir sur la photo que les chars faisaient chauffer leurs roues sur les pavés car elles ont laissé leurs traces.

Ancêtre du fast food à Herculanum Des édifices plus importants montrent la vie sociale des habitants : thermes, temples, amphithéâtres, palestres, ... et bien sûr le forum, centre de la vie politique et économique romaine. Ces bâtiments publics sont plus nombreux et spectaculaires à Pompéi (de part leur taille - l'amphithéâtre de Pompéi pouvait recevoir 20 000 spectateurs). Par contre, pour apprécier les mosaïques sur le sol des villas ou des thermes ainsi que les fresques sur les murs, on les appréciera plus à Herculanum, bien que la villa des mystères de Pompéi vaille bien le détour (et oui, sous le poids de la chaleur, chaque pas était compté !). D'ailleurs l'une des réjouissances à Pompéi fut de trouver des fontaines d'origine, encore alimentée en eau, qui nous ont ressourcé : merci les romains ! Ensuite nos pas nous ont conduits vers le palestre. C'est un grand gymnase, entourés d'arbres à l'ombre (relativement) fraîche. Au centre, se trouvait également une piscine, dont nous aurions vraiment bien aimé profiter !

Alors Pompéi ou Herculanum ? Ils sont complémentaires, dirais-je ! Vous pouvez toujours aller voir l'album photo de Naples ici, et la fin du voyage se trouve .

Samedi 26 août 2006

Voir Naples et puis mourir ?

Eglise de Santa Maria des Ames du Purgatoire de Naples En ce mardi 15 août, nous avons pris le train en direction de Naples parce qu'on nous a conseillé de ne pas prendre la voiture à cause des vols fréquents... et comme c'était un conseil venant d'Italiens, on l'a suivi ! On a tout de même vérifié qu'on pourrait faire tout ce qu'on veut sur place en transport en commun, à savoir : Naples, Pompéï, Herculanum, le Vésuve, les Champs Phlégréens. Mais pour ceux que ça intéresse, on peut aller facilement en transport en commun jusqu'à Sorrente, Paestum, ou longer la côte Almafitaine. L'autre question délicate est le choix de l'hôtel... Il y en a beaucoup dans le centre historique et pas loin de la gare mais il paraît que ce n'est pas le meilleur quartier et qu'il vaut mieux regarder du côté des quartiers un peu plus à l'Est (Mergellina, ...). On a trouvé donc un hôtel tout à fait sympathique, 3 étoiles, parking privé (qui n'a pas servi pour le coup), pas très loin : le Cesare Augusto.

Eglise del Gesù Nuovo à Naples Mais revenons à notre voyage. On a dû se lever tôt puisque entre les moments où on est sorti de chez nous et où on est arrivé à la gare, le soleil s'était levé (15-20 minutes). 5 heures plus tard, on arrivait à la gare centrale de Naples. Je serais un peu moins sévère que Juliette sur la première impression. C'est un peu plus vivant et animé que Lecce mais Naples respecte juste sa réputation. Le premier jour et demi, nous allons rester à Naples même pour visiter son centre historique. Cela suffit puisque Naples n'est pas réputée pour être du calibre de Rome ou de Venise par exemple. On peut néanmoins rester jusqu'à 3 jours si on veut voir tous les musées. Par contre, elle vaut le déplacement pour sa baie et sa situation géographique au pied du Vésuve. La célèbre expression "voir Naples et puis mourir" souligne la beauté de la ville, donc ça veut bien dire ce que ça veut dire (même si ce sont les Napolitains qui l'ont créé). Avec 1 million de bruyants habitants, Naples est la plus grande ville du sud de l'Italie. Elle possède un vaste réseau de transport en commun qui permet de visiter toute la baie sans grande difficulté.

Majoliques du cloître des Clarisses à Naples D'après le guide, il y a trois quartiers à ne pas manquer dans Naples : le Vieux Naples, le centre monumental, et le bord de mer. Bon d'accord... trois quartiers pour trois demi-journées, ça tombe bien ! Le vieux Naples est un quartier très étendu et enclavé au coeur de la Naples moderne. Le tracé des rues ou ruelles n'a presque pas changé depuis l'époque gréco-romaine de Néapolis. Ce quartier est très riche en églises (tiens comme c'est bizarre ;-)) et en palais Renaissance et baroques. Les églises sont toutes jolies mais là aussi fermées entre 13h et 16h, donc on n'a pas pu toutes les voir. Néanmoins, j'en ai retenu deux en particulier : l'église Santa Maria des Ames du Purgatoire a une décoration macabre puisque crânes et ossements accompagnent anges et fleurs sur la façade ; et l'église del Gesù Nuovo a une façade imposante qui ressemble plus à une prison selon moi. Pas très loin, mais bien caché, le cloître des Clarisses est une petite merveille. A peine rentré, on ressent de la plénitude et le calme qui tranchent avec l'extérieur. Les décorations de majolique du XIVe siècle ne font qu'accentuer cet effet. C'est à voir absolument tout en prenant le temps de s'y relaxer quelques instants. Le vieux Naples est aussi un quartier populaire et tous les stéréotypes de l'Italie du sud peuvent se matérialiser à chaque coin de rue : linge qui sèche entre deux bâtiments au dessus de la rue, discussion de balcon à balcon, les fils de chaque antenne de télévision descendent à l'air libre du toit vers l'appartement adéquat, ... Cela ne respire donc pas la propreté et le canard WC, et les scooters qui passent à toute allure ne font que renforcer le parfum de "grand bordel organisé" qui règne dans le vieux Naples.

La baie de Naples avec le Vésuve Le centre monumental est le quartier qui fait la jonction entre le vieux Naples populaire et les quartiers résidentiels du bord de mer. Il est donc un peu mêlé des deux, et on y trouve les grands édifices du pouvoir comme le Château Neuf ou le Palais Royal. A deux pas de la place del Plebiscito, on trouve la galerie Umberto Ier, construite en 1887, qui serait merveilleuse si elle n'était pas la copie pure et simple de la galerie Victor-Emmanuel de Milan... cela n'enlève rien à sa beauté mais le charme est rompu dès lors qu'on sait que c'est une copie (copie de maître, soit, mais copie tout de même). De là, l'air marin nous attire très rapidement jusqu'au bord de mer. On peut découvrir l'une des baies les plus célèbres du monde. On distingue la péninsule de Sorrente, l'île de Capri, et bien sûr le Vésuve qui domine majestueusement cette baie. Le long de la promenade des Napolitains, on approche près du Château de l'Oeuf (car son plan a eu une forme d'oeuf) et en le dépassant, d'autres vues magnifiques de la baie s'offrent à nous mais avec, en plus, des vues sur les collines qui entourent Naples comme la quartier de Chiaia : une corniche de rêve. Bref, Naples est bruyante et pas très propre, mais ça vaut le détour ! Pas de visite de l'île de Capri au contraire d'Olivier... mais la canette de Coca à 6 euros nous a un peu refroidi...

En attendant la suite du voyage par ici, vous pouvez toujours aller voir l'album photo de Naples ici

Mardi 22 août 2006

Osaka (suite et fin)

Vitrine d'un restaurant à Osaka (Japon) Le lendemain, la conférence commençait et prenait donc la plus grande partie de mon temps durant la journée. Mais il nous restait les soirs pour découvrir les autres aspects de la vie japonaise. L'activité se concentre surtout sur les rues commerçantes couvertes qui sont regroupés en 2 ou 3 points de la ville (peut être plus d'ailleurs). Les restaurants essaient de faire preuve de plus d'imagination que le voisin pour attirer le client, et donc les devantures sont plus délirantes les unes que les autres. Par contre, les étrangers comme nous étions bien aidés par la représentation des plats qu'ils servent. Le menu étant en Japonais, on regardait les vitrines dans lesquelles sont présentés les plats ; ce sont de véritables sculptures en plastique ou assimilé mais qui sont très réalistes. Après un petit repas fait de sushi ou brochettes ou soupes, quoi de mieux que de se divertir dans un karaoké, de jouer à des jeux vidéos ou de jouer à des machines à sous (vous savez les machines où il faut regarder tomber des billes)... les japonais en sont très friands et y passent une bonne partie de leur temps libre. Mouais bof, il faut aimer regarder tomber des billes...

Temple de prière à Osaka (Japon) La fin de semaine (et donc la fin de mon séjour) approchait mais j'ai pu me libérer une fin d'après midi et le samedi après midi pour aller visiter d'autres curiosités d'Osaka. Dans toute la ville, il y a plusieurs temples de prière et de recueillement qui sont selon moi tout à fait typique de l'Asie et du Japon. De taille et d'utilité différentes, ils ont toujours quelque chose de particulier et de typique (du moins pour un européen comme moi). L'autre particularité lorsqu'on vient d'Europe, c'est sûrement tout le matériel électronique! Puisque tout est fabriqué en Asie... mais pas au Japon, et c'est bien ça le problème puisque finalement les prix ne sont pas toujours beaucoup plus intéressants, sauf pour les consoles, Ipod et grandes marques. Mais pour les pièces détachées type disque dur ou autre, il y a ce qu'il faut en France et sur internet. Mais bon, le quartier de Den-den vaut quand même le détour: imaginez une rue de 2km de long avec, de chaque côté, uniquement des boutiques qui vendent de l'électronique ! Pour certains, c'est un rêve, pour d'autres un cauchemar ;-)

Floating Garden Observatory à Osaka (Japon) Finalement, j'ai terminé ma visite par l'Observatoire du Jardin Flottant. Il s'agit d'une grande structure de 40 étages: elle est séparée en deux immeubles distincts sur 38 étages, et qui sont reliés par les deux deniers étages qui se retrouvent suspendus un peu dans le vide. Voilà, l'origine du nom, mais il n'y a aucun jardin en haut... il s'agit juste d'avoir une vue sur toute la ville depuis le plus haut immeuble d'Osaka. On peut donc voir très bien les deux aspects de la ville avec son quartier d'affaires et de commerces d'un côté et un quartier plus résidentiel et plus calme au bord de la rivière. C'est également ici que j'ai pu trouver une carte postale afin d'envoyer une trace à mon papa et à Juliette de mon passage au Japon. Ce ne fut pas du tout facile de trouver une carte postale! J'en ai vu seulement à la boutique souvenir du château et à celle de l'Observatoire du Jardin Flottant. Différence culturelle ? Peut être bien... mais finalement j'ai dû attendre le dernier jour pour les envoyer. Ce voyage au pays du soleil levant m'a beaucoup plu, c'était très dépaysant, parfois déroutant mais très instructif et enrichissant. J'aurai voulu y rester un peu plus longtemps pour profiter que j'étais sur ce continent mais ce sera peut être pour une autre fois... même si je rêve de bien d'autres destinations avant.

Dimanche vers midi, il sera temps de repartir vers l'Europe... Mais il me reste une dernière chose à voir avant de partir... je parle du quart de finale de la Coupe du Monde entre la France et le Brésil! Avec le décalage horaire, c'est dimanche 1er juillet à 4h du matin... Peu importe j'ai déjà regardé France - Espagne en milieu de semaine à la même heure et ça nous a plutôt réussi, alors... et de toute façon je pourrai dormir dans l'avion. Bien m'en a pris, l'équipe de France a fait un très bon match et a gagné... malheureusement la réussite les abandonnera en finale.

N'oubliez pas de regarder l'album photo ici...

Lundi 21 août 2006

Osaka

Foule dans une rue à Osaka Vous êtes prêts pour un voyage dans le temps ? Attention, c'est parti nous revenons quelques semaines en arrière. Nous sommes le lundi 26 juin 2006, il est 4h du matin, le réveil sonne afin d'être à l'aéroport pour le vol de 6h. Pas facile de se réveiller à cette heure là ! Mais après une préparation tout à fait normale, je me retrouve dans l'avion qui m'amène à Milan et qui ne mettra qu'environ 1h30 avant d'atterrir. Sergiy, un collègue Ukrainien, voyage avec moi et assistera aussi à la conférence. Une longue attente à l'aéroport se profile puisque le vol pour Osaka n'est qu'à 15h30. Pas facile d'occuper tout ce temps, mais comme je dis souvent, il faut vivre sa vie intérieure... et ça tombe bien j'ai plusieurs sujets de réflexions aujourd'hui: que visiter à Osaka ou encore comment présenter mon poster lors de la conférence. L'heure de l'embarquement est arrivée... je n'ai pas vu le temps passer! Non je rigole, ça a été très long!! Pas de doute, c'est bien un avion pour le Japon: au moins 90% des passagers sont asiatiques (je ne suis pas suffisamment expérimenté pour différencier toutes les nationalités). Il faudra passer environ 10h dans l'avion... c'est long mais heureusement chacun a son écran télé incorporé dans le siège de devant avec une collection de film à visionner. Pour me mettre dans l'ambiance, j'ai pu regarder "Les mémoires d'une Geisha" qui est un très bon film même s'il y a parfois quelques longueurs. Parfois ça m'a fait penser à l'ambiance de "Lost in translation"... Le vol s'est bien passé et le plus dur finalement est de rester assis tout ce temps!! A la sortie de l'avion, je suis pris au corps par la moiteur et la chaleur du climat qui ne me quitteront que lorsque je reprendrai l'avion (ou lorsque je serai dans les bâtiments sur-climatisés). Au passage, j'ai perdu 9h à cause du décalage horaire et nous sommes le mardi 27 juin à 10h30 environ. Avant de passer la frontière, tout le monde passe devant une caméra thermique pour voir si personne ne ramène la grippe du poulet ;-)

Ecolières Japonaises Voilà j'ai mis le pied sur le sol Japonais et je pourrai dire que j'ai atterri sur l'aéroport flottant de Kansai (ils ont tellement peu de place qu'ils gagnent du terrain sur la mer). La première mission de taille est de se rendre à l'hôtel, qui n'est évidemment pas tout proche de l'aéroport. Prendre un taxi serait trop facile et aussi trop cher, donc la solution choisie est le métro: pas facile de trouver, sur le plan, la station à laquelle on doit descendre quand c'est écrit en Japonais... quelques-unes sont quand même écrites dans notre alphabet. En effet, il faut savoir où on descend pour savoir combien on doit payer. Heureusement, deux japonaises nous aident à prendre le bon métro et nous expliquent où descendre. Finalement, ça se passe plutôt bien mais à la sortie du métro, ça se complique car le nom des rues est écrit en Japonais... d'après le plan l'hôtel ne devrait pas être très loin, d'ailleurs il est juste à côté. C'est bon c'est réussi! Osaka est la troisième ville du Japon comptant 2,7 millions d'habitants, située sur l'île de Hondo (la même que Tokyo) au bord de l'océan Pacifique. Elle fut la capitale de l'Empire entre les VIIe et VIIIe siècles. Elle reste tout de même la capitale historique du commerce Japonais avec un port important et un centre d'affaire très dynamique, aidé en cela par sa situation géographique au centre de la région métropolitaine Osaka-Kobe-Kyoto qui regroupe presque 19 millions de personnes.

Château d'Osaka La conférence ne commence que demain, il nous reste donc une après midi pour profiter d'Osaka: c'est décidé, ce sera le château d'Osaka. Il a une assez longue histoire derrière lui jalonnée de destructions et reconstructions. Vers 1500, le temple initial fut construit. Mais seulement 115 ans plus tard, il fut complètement brûlé pendant la Guerre de l'Eté. A la fin de cette guerre, le gouvernement décida de le reconstruire aussitôt. Malheureusement, 36 ans plus tard, la tour principale fut de nouveau détruite, et ce n'est qu'en 1931 qu'elle fut reconstruite selon le souhait des habitants d'Osaka. Il est de construction moderne même si apparence ressemble à un ancien temple Japonais. Au milieu d'un parc de verdure, chaque saison lui donne un caractère bien particulier. Tout autour du parc, se sont construits des grands immeubles d'affaires qui nous permettent de voir le contraste entre modernité et tradition qui est tout le temps présent au Japon.

La suite demain mais n'oubliez pas les photos ici si vous voulez... Et les commentaires sont de nouveau actifs ;-)

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