american gangster Notre habitude des mercredis soirs ciné ne nous a pas quitté avec le début de l'année 2008. C'est toujours sympathique le cinéma, même si on doit attendre souvent longtemps avant que le doublage italien soit prêt... Du coup American Gangster n'en est qu'à sa première semaine de diffusion en Italie. Ce film confirme que la mode est au gangster, héros de film. Cela a toujours eu lieu puisque Le Parrain ne date pas d'hier, mais j'ai comme l'impression que depuis Ocean Eleven les producteurs croient tenir le bon filon. Le problème est qu'à force de se servir d'un même filon, on finit par l'épuiser... mais ce n'est pas American Gangster qui l'épuisera ! 2h37 de film et un rythme soutenu de bout en bout, l'intrigue se met en place petit à petit, même si dès les premières images, on comprend à qui on a à faire : Franck Lucas n'est pas un enfant de coeur.

Le fait que le film soit basé sur une histoire vraie le rend peut être plus intéressant et itriguant. Le constat est sombre puisque les policiers sont pour la plupart corrompu (on apprend à la fin du film que les 3/4 de l'unité anti-narcotique de la police de New York furent arrêtés à cette époque !!). Dans cette ambiance, la section emmenée par Russel Crowe fait figure de vilain petit canard par son imperméabilité à la corruption... et ses membres peuvent se compter sur les doigts des deux mains. L'affiche est partagée entre Russel Crowe et Denzel Washington qui se livre un duel à longue distance puisque pendant la majeure partie du film ils ne connaissent pas l'un l'autre. Ils sont à tour de rôle dans la peau du héros, je dirais même que Denzel l'emporte sur ce point puisque l'histoire tourne autour de Franck Lucas... Ainsi le spectateur se surprend à espérer qu'il sorte sans encombre des griffes de la police, peu importe tous les méfaits commis. Finalement, c'est un peu le syndrome de Stockholm des films où le héros est un gangster !

A recommander donc en sachant que quelques scènes violentes sont crues...